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En Hommage à Marc Blondel
A l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition la Libre Pensée a oublié un ouvrage lui rendant hommage en montrant les différentes facettes de ce pur joyau militant que fut Marc Blondel : Syndicaliste, Libre Penseur, militant anticolonialiste, Franc-Maçon au Grand Orient de France.
Marc Blondel était un militant ouvrier dans tous les sens du terme. L’important sera toujours ce que chacun fait entre le début et la fin de sa vie. Et à cette aune-là, l’action de Marc Blondel est immense. Militant syndical avant tout, militant syndical toujours. Il incarnait la cause ouvrière de tout son être.
Jusqu’à son dernier souffle, il s’est battu. Jusqu’au dernier moment, il écrivait encore et continuait toute son action inlassable pour laquelle il n’a jamais dévié : la défense des travailleurs. Fidèle en amitiés, loyal avec ses camarades, fraternel jusqu’au bout des ongles, il avait le cœur sur la main.
Que l’on partage ou non ses idées ou ses engagements : force est de constater qu’il y a un avant et un après Marc Blondel, il a marqué de son empreinte le syndicalisme en général et en particulier celui de la CGT-Force ouvrière, dont il a su avec ses camarades préserver son indépendance et en faire un véritable outil revendicatif. Sa formule célèbre : « Révolutionnaire dans ses aspirations, réformiste dans sa pratique » a synthétisée toute l’œuvre du Mouvement syndical Force ouvrière.
Cette conscience de militant ouvrier et de son milieu d’appartenance, il la partageait avec d’autres. Ce sont les grands principes de la cause ouvrière, démocratique et laïque qui les amenèrent à converger ensemble :
Il n’y a pas de démocratie possible, si le syndicalisme n’est pas libre ou s’il est dans les fers.
Il n’y a pas de démocratie possible si la liberté d’association n’existe pas.
Il n’y a pas de démocratie possible si la liberté absolue de conscience n’est pas garantie par la Séparation des Églises et de l’État.
Il n’y a pas de démocratie possible si la dignité des travailleurs n’est pas assurée, notamment par la défense de la Sécurité sociale.
Un peuple qui en opprime un autre ne peut être un peuple libre. C’est pourquoi, Marc et tous ses camarades se retrouvèrent dans le combat pour l’indépendance du peuple algérien et contre la sale guerre d’Algérie. Ils étaient profondément internationalistes.
Les divers engagements de Marc Blondel : Syndicalisme, Bureau International du Travail, la lutte contre le colonialisme, pour l’Indépendance de l’Algérie, le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, la Libre Pensée naturellement, sont évoqués largement à travers les 244 pages de l’ouvrage.
C’est un livre indispensable pour ceux qui veulent vraiment savoir en allant aux sources pour être fidèles à l’Emancipation humaine sous toutes ses formes.
Christian Eyschen |