En Défense de la Palestine

Dans la plupart des grands médias occidentaux, la guerre à Gaza est racontée au prisme d’un vocabulaire asymétrique qui trie les morts, hiérarchise les souffrances et distribue la compassion à sens souvent unique. Otages d’un côté, simples « détenus » ou « terroristes » de l’autre ; « droit à se défendre » pour l’État qui bombarde, silence sur le droit à résister d’un peuple soumis depuis des décennies à l’occupation et à la colonisation.
Dans la plupart des rédactions occidentales, Gaza et Israël ne se racontent pas seulement avec des faits, mais avec des mots qui tracent une ligne de front invisible. Cette ligne ne se voit pas dans les cartes des JT, mais dans les adjectifs, les silences, les hiérarchies et les omissions. Elle façonne, jour après jour, une grammaire du conflit où certains morts ont un prénom, un visage, une biographie, et d’autres restent des chiffres, des ombres, des « dommages collatéraux ».

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