Un nouveau droit, mais un risque d’inégalités
La loi sur l’aide à mourir est désormais promulguée. Mais un droit inscrit dans la loi doit pouvoir être exercé réellement, partout et par toutes et tous.
Or, des établissements privés de santé pourront, sous certaines conditions, refuser que l’aide à mourir soit pratiquée dans leurs locaux. Plusieurs responsables religieux les appellent déjà à faire usage de cette
possibilité.
Ce refus pourrait créer d’importantes inégalités d’accès. Pour une personne en fin de vie, fragile ou difficilement transportable, changer d’établissement n’est pas une simple formalité.
L’ADMD sera donc particulièrement vigilante lors de la publication des décrets d’application, afin qu’aucun refus d’établissement ne transforme un droit reconnu par la République en un droit théorique.

